Psycho-praticienne spécialisée en santé féminine et sexuelle - Ancienne sage-femme

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Grenoble & consultations en visioconférence partout en France


Endométriose, SOPK & troubles du cycle : retrouver des ressources face aux symptômes et à leur impact au quotidien

Être accompagnée lorsque le cycle, la douleur ou les symptômes prennent trop de place

Vivre avec une endométriose, un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou des troubles du cycle ne se résume pas à une succession de symptômes.
Lorsque la douleur revient régulièrement, que la fatigue s’installe, que le cycle devient imprévisible ou que les symptômes ont des conséquences sur le travail, les activités, la sexualité, le rapport au corps, le désir d’enfant ou la vie sociale, c’est parfois toute l’organisation du quotidien qui finit par être concernée. À cela peuvent s’ajouter l’attente d’un diagnostic, des examens médicaux répétés, différents traitements, l’incompréhension de l’entourage ou simplement la lassitude de devoir constamment composer avec son corps.
Ancienne sage-femme et aujourd’hui psycho-praticienne, je vous accompagne autour des répercussions psychologiques et corporelles de l’endométriose, du SOPK et des troubles du cycle, à Grenoble ou en visio partout en France.

endométriose douleur

L’endométriose : lorsque la douleur devient récurrente ou chronique

L’endométriose peut être associée à des douleurs pelviennes, des règles douloureuses, des douleurs lors des rapports sexuels ou encore, chez certaines femmes, à des difficultés de fertilité. Toutes les femmes atteintes d’endométriose ne présentent toutefois pas les mêmes symptômes ni le même retentissement. Lorsque la douleur devient chronique ou récurrente, ses conséquences peuvent dépasser largement le moment où elle survient. Il peut y avoir la douleur elle-même, mais aussi l’appréhension de son retour, la tension corporelle, la fatigue, les activités annulées ou évitées, la peur d’avoir mal pendant un rapport sexuel ou encore la difficulté à faire des projets. Lorsque la douleur devient chronique, son retentissement peut ainsi concerner de nombreuses dimensions de la vie quotidienne. C’est notamment pour cette raison que sa prise en charge s’inscrit dans une approche pluriprofessionnelle.

La douleur est réelle. Travailler sur ses conséquences psychologiques ne signifie pas qu’elle est “dans votre tête”.

SOPK SMOP

SOPK : vivre avec un corps parfois difficile à comprendre

Le syndrome des ovaires polykystiques (appelé désormais SMOP) peut également avoir des répercussions qui dépassent largement le fonctionnement du cycle.

Cycles irréguliers, manifestations hormonales, questionnements autour de la fertilité, évolution du corps ou traitements peuvent influencer le rapport à soi, la confiance, la féminité telle qu’on la vit ou encore le projet de grossesse. Certaines femmes vivent également difficilement l’impression de ne jamais vraiment savoir quand leur cycle commence, quand il se termine, ou simplement ce que leur corps est en train de faire.

Dans l’accompagnement, nous ne cherchons évidemment pas à traiter le SOPK lui-même.
Nous pouvons en revanche travailler sur la manière dont vous vivez ses manifestations et leurs conséquences dans votre quotidien.

troubles du cycle, syndrome prémenstruel

Troubles du cycle : lorsque les règles ne sont plus « juste les règles »

Règles très douloureuses, syndrome prémenstruel (SPM) particulièrement difficile, cycles irréguliers, manifestations émotionnelles cycliques… Certaines femmes organisent progressivement une partie de leur vie en fonction de leur cycle.
Et lorsque les symptômes reviennent mois après mois, une forme de découragement peut apparaître : « Ça recommence encore. »

L’accompagnement permet notamment d’observer ce qui se répète au cours du cycle, de mieux identifier les périodes particulièrement vulnérables et de développer des stratégies adaptées à votre propre fonctionnement. Il peut également être utile de distinguer ce qui relève du vécu psychologique et comportemental de ce qui nécessite une évaluation ou une prise en charge médicale.

Un accompagnement pour retrouver davantage de marge de manœuvre au quotidien

Selon votre situation et les répercussions des symptômes dans votre quotidien, plusieurs axes peuvent être travaillés.

Douleur et fatigue : arrêter de lutter en permanence contre son corps

Lorsque le corps ne suit pas toujours ce que l’on avait prévu, deux extrêmes peuvent progressivement s’installer.
Se forcer, continuer coûte que coûte et ignorer ses limites.
Ou au contraire renoncer par anticipation, par peur de ne pas pouvoir gérer les symptômes. Entre les deux, il existe souvent une marge de manœuvre à reconstruire.

Une partie de l’accompagnement peut consister à apprendre à mieux repérer ses besoins, ses limites et ses ressources, à adapter certaines attentes et à retrouver progressivement davantage de souplesse dans la manière d’organiser son quotidien. L’objectif n’est pas de faire de votre santé le centre de toutes vos décisions. C’est justement de chercher comment vivre avec ce qui est là sans que cela prenne toute la place.

Quand la maladie modifie le rapport au corps

Examens gynécologiques, douleurs, traitements, cicatrices éventuelles, variations corporelles, difficultés sexuelles ou reproductives… À force d’être observé, soigné, surveillé ou douloureux, le corps peut progressivement être vécu principalement à travers ce qui dysfonctionne ou fait souffrir. Certaines femmes parlent d’un corps qu’elles ne reconnaissent plus, auquel elles ne font plus confiance ou contre lequel elles ont le sentiment de devoir se battre.

Le travail peut alors aussi consister à retrouver progressivement d’autres expériences corporelles que celles associées aux symptômes, sans chercher à imposer une relation artificiellement positive avec son corps.

L’impact sur le couple et l’entourage

Vivre avec des symptômes chroniques signifie parfois devoir expliquer encore et encore. Pourquoi on annule.
Pourquoi on est épuisée. Pourquoi on n’a pas envie d’avoir un rapport. Pourquoi une journée apparemment ordinaire demande aujourd’hui beaucoup plus d’efforts. Et lorsque les symptômes ne sont pas visibles, l’entourage peut avoir du mal à mesurer leur impact. Cela peut générer incompréhensions, culpabilité, frustration ou sentiment d’isolement.

L’accompagnement peut aussi devenir un espace pour réfléchir à la manière d’exprimer vos besoins, de poser certaines limites et de préserver les relations importantes pour vous.

Et lorsqu’il y a un désir d’enfant ?

L’endométriose comme le SOPK peuvent, selon les situations, s’inscrire dans un parcours où la fertilité devient une préoccupation importante. Pour l’endométriose, la HAS intègre explicitement les situations d’infertilité dans le parcours de prise en charge.

Lorsque les essais, les examens ou un parcours de PMA prennent une place importante, nous pouvons également travailler plus spécifiquement autour de l’attente, de l’incertitude et du vécu émotionnel du désir d’enfant.

La peur d’avoir mal peut elle aussi prendre de la place

Lorsque le corps a vécu la douleur à plusieurs reprises, il est parfaitement compréhensible de commencer à redouter certaines situations avant même qu’elles ne surviennent. Cette anticipation peut concerner les règles, un déplacement, une journée de travail, un examen médical ou un rapport sexuel.

Le travail psychothérapeutique ne consiste pas à nier cette possibilité ni à se convaincre que « tout ira bien ». Il peut en revanche permettre d’identifier ce que l’anticipation déclenche dans les pensées, les émotions et le corps, puis de développer progressivement différentes façons d’y répondre.

Douleurs et sexualité

Lorsque les rapports ont déjà provoqué des douleurs, il est naturel que l’anticipation de la douleur puisse peu à peu s’inviter dans la sexualité. Le désir peut évoluer. Certaines pratiques peuvent être évitées. Le corps peut se tendre avant même le début d’un rapport. Et il peut devenir difficile de distinguer ce que l’on souhaite réellement de ce que l’on accepte ou évite par peur de la douleur.

L’accompagnement peut alors porter sur le rapport au corps, l’anticipation, la communication avec le ou la partenaire, les limites, le désir et la possibilité de redonner à la sexualité une place qui ne soit pas uniquement définie par la douleur. Lorsque les douleurs sexuelles occupent une place importante, nous pouvons également orienter plus spécifiquement le travail autour de cette problématique.

Mon approche: travailler sur les conséquences de la maladie, pas nier la maladie

Mon accompagnement ne vise pas à « guérir » une endométriose, un SOPK ou un trouble gynécologique. Il ne remplace pas non plus le diagnostic, le suivi ou les traitements proposés par les professionnels de santé.
Mon travail porte sur la façon dont les symptômes et leur histoire ont progressivement influencé vos pensées, vos émotions, vos comportements, votre rapport au corps, votre sexualité et votre quotidien. Selon votre situation, je peux m’appuyer sur différents outils issus des TCC, de la sophrologie, de l’hypnose clinique thérapeutique et du travail autour des expériences traumatiques.

Nous pouvons par exemple travailler autour :
– de l’anticipation de la douleur ;
– de l’anxiété et de l’hypervigilance corporelle ;
– des comportements d’évitement ;
– de la gestion des périodes difficiles ;
– du rapport au corps ;
– de la sexualité ;
– de certaines expériences médicales difficiles ;
– des émotions liées à la maladie chronique ;
– de l’adaptation du quotidien sans renoncer systématiquement à ce qui compte pour vous.
Les approches psychologiques et psychocorporelles s’inscrivent ici en complément d’une prise en charge médicale adaptée, ce qui correspond à l’approche pluridisciplinaire recommandée pour l’endométriose et, plus largement, pour les douleurs chroniques.

Il ne s’agit pas de « mieux gérer » pour supporter davantage


Être accompagnée ne signifie pas apprendre à supporter silencieusement davantage de douleur ou à continuer comme si de rien n’était.

Parfois, le travail consiste au contraire à reconnaître ses limites, modifier certaines exigences envers soi-même, demander de l’aide, poser des limites ou réorganiser temporairement certaines choses.

L’objectif se construit toujours à partir de ce qui est important pour vous, et non à partir d’une injonction à être plus résistante ou plus positive.

Ancienne sage-femme, aujourd’hui psycho-praticienne

Mon parcours de sage-femme m’a amenée très tôt à accompagner des femmes autour de leur corps, de leur santé gynécologique, de leur sexualité et de leur fertilité. J’ai ensuite progressivement orienté ma pratique vers l’accompagnement psychologique et psychocorporel. Aujourd’hui, ce double regard nourrit particulièrement mon travail auprès des femmes vivant avec une endométriose, un SOPK ou des troubles du cycle : comprendre que le corps et le vécu psychologique s’influencent sans jamais réduire une maladie physique à une origine psychologique.

À Grenoble ou en visioconférence partout en France

Je vous reçois en consultation individuelle dans mon cabinet à Grenoble, ainsi qu’en visioconférence partout en France.

Consultation individuelle 1 h 30 — 90 €

Le premier rendez-vous nous permet de comprendre ce que vous vivez actuellement, les conséquences que cela a dans votre quotidien et ce que vous souhaiteriez voir évoluer.

Questions fréquentes

Dois-je avoir un diagnostic pour consulter ?

Non. L’accompagnement psychologique peut commencer indépendamment du stade de votre parcours médical. En revanche, lorsque des symptômes gynécologiques ou des douleurs ne sont pas encore évalués médicalement, un bilan auprès d’un professionnel de santé reste important.

Est-ce que la sophrologie ou l’hypnose peuvent soigner l’endométriose ou le SOPK ?

Non. Je ne présente ni la sophrologie, ni l’hypnose, ni la psychothérapie comme des traitements de l’endométriose ou du SOPK. Ces approches peuvent en revanche être utilisées pour travailler sur certaines conséquences psychologiques et corporelles associées aux symptômes et à leur vécu, en complément du suivi médical.

Peut-on travailler sur les douleurs pendant les rapports ?

Oui. La sexualité peut tout à fait faire partie de l’accompagnement lorsque vous le souhaitez. Mon travail porte notamment sur l’anticipation, le vécu corporel et émotionnel, les comportements de protection ou d’évitement et les conséquences de la douleur sur la sexualité.

Et si mon principal problème concerne la fertilité ?

Lorsque le désir d’enfant, l’infertilité ou la PMA occupent une place centrale, nous pouvons orienter davantage l’accompagnement autour de cette dimension.

Combien de séances sont nécessaires ?

La durée dépend de votre situation, de l’ancienneté des difficultés, de leur retentissement et de ce que vous souhaitez travailler. Nous faisons régulièrement le point sur vos objectifs et l’évolution de l’accompagnement.

Retrouver une vie qui ne soit pas définie uniquement par les symptômes

Vivre avec une endométriose, un SOPK ou des troubles du cycle peut demander énormément d’adaptations.

L’objectif de l’accompagnement n’est ni de nier ces contraintes ni de vous apprendre à les supporter coûte que coûte. Il est de vous aider à retrouver progressivement des ressources, des possibilités et une marge de choix, même lorsque tous les symptômes ne peuvent pas simplement disparaître.

Camille Carrel
Psycho-praticienne en TCC • ancienne sage-femme
Spécialisée en santé féminine et sexuelle

Grenoble & visioconférence partout en France