Lorsqu’une césarienne est programmée, la date est connue et certaines étapes peuvent être anticipées. Cette prévisibilité n’empêche ni les questions ni les émotions. Une femme peut se sentir rassurée par la décision médicale, tout en appréhendant l’anesthésie, l’environnement du bloc opératoire, les sensations, la séparation éventuelle avec son bébé ou la récupération après l’intervention.
Se préparer ne consiste pas à imaginer un scénario parfait ni à chercher à tout contrôler. Il s’agit de comprendre ce qui peut se passer, de poser ses questions à l’équipe et de construire des repères utilisables même si le déroulement doit être adapté. Dans ce cadre, la sophrologie peut soutenir la préparation mentale, la régulation du stress et la mobilisation des ressources. Elle reste complémentaire de la préparation médicale réalisée par la maternité.
Ancienne sage-femme diplômée d’État, sophrologue et psycho-praticienne spécialisée en santé féminine et périnatalité, je vous propose ici des repères concrets pour aborder une césarienne programmée avec davantage de sécurité intérieure, sans nier qu’il s’agit d’une intervention chirurgicale.

Une césarienne programmée reste une naissance
La césarienne permet la naissance du bébé par une ouverture de l’abdomen et de l’utérus. Elle peut être programmée pour des raisons maternelles, fœtales ou obstétricales, parfois après discussion de plusieurs possibilités. L’indication, le moment prévu et les bénéfices ou risques propres à chaque situation doivent être expliqués par l’équipe médicale.
Certaines femmes accueillent cette décision avec soulagement. D’autres vivent une déception, une peur ou le sentiment de perdre une expérience imaginée. Il est aussi possible de ressentir plusieurs émotions contradictoires. Il n’existe pas de réaction correcte : être heureuse de rencontrer son bébé n’interdit pas d’être inquiète ou triste devant le changement du projet de naissance.
Une césarienne n’est pas un échec et ne diminue pas la place de la mère dans la naissance. Pour autant, répéter simplement cette phrase ne suffit pas toujours. La préparation consiste aussi à reconnaître les pertes éventuelles, à clarifier ce qui reste important et à identifier les choix encore possibles dans le cadre médical.
Comprendre le déroulement sans figer un scénario
Le protocole exact dépend de la maternité, du motif de la césarienne, de l’état de la mère et du bébé et des contraintes du jour. Les informations données par l’établissement priment toujours sur une description générale trouvée en ligne.
Le plus souvent, une consultation d’anesthésie et des consignes préopératoires précèdent l’intervention. Le jour prévu, l’équipe réalise les vérifications nécessaires et prépare la future mère. La majorité des césariennes programmées se déroulent sous rachianesthésie ou anesthésie péridurale : la femme reste éveillée tandis que la partie inférieure du corps est insensibilisée. Une anesthésie générale peut toutefois être nécessaire dans certaines situations.
Au bloc opératoire, plusieurs professionnels sont présents et les appareils émettent des sons inhabituels. Un champ opératoire masque généralement la zone chirurgicale. La femme ne doit pas ressentir de douleur, mais elle peut percevoir des pressions, des mouvements ou des tractions. Tout inconfort, douleur, malaise ou nausée doit être signalé immédiatement à l’anesthésiste.
Après la naissance, le bébé est évalué selon ses besoins. S’il va bien et si l’état maternel le permet, une rencontre précoce et parfois un peau à peau peuvent être proposés. Les modalités varient d’une maternité à l’autre et peuvent être modifiées pour des raisons de sécurité. La surveillance se poursuit ensuite en salle de réveil ou dans un espace adapté avant le retour en chambre.
Les questions utiles à poser à la maternité
Connaître l’organisation locale réduit les zones d’ombre et permet de préparer des repères réalistes. Lors des rendez-vous, vous pouvez demander :
- Quelles seront les étapes entre mon arrivée à la maternité et l’entrée au bloc ?
- Quel type d’anesthésie est envisagé et que pourrai-je ressentir ?
- Une personne accompagnante pourra-t-elle être présente et à quel moment ?
- Quelles possibilités existent pour voir ou accueillir mon bébé après sa naissance ?
- Le peau à peau est-il envisageable si notre état de santé le permet ?
- Que se passe-t-il si mon bébé doit recevoir des soins ou si je dois être surveillée plus longtemps ?
- Comment la douleur postopératoire sera-t-elle évaluée et soulagée ?
- Quelles aides sont prévues pour le premier lever, les soins du bébé et son alimentation ?
Ces questions ne constituent pas une liste d’exigences. Elles permettent de comprendre ce qui est possible, ce qui dépend des circonstances et ce que l’équipe doit connaître de vos priorités ou de vos craintes.
Ce que la sophrologie peut préparer avant la césarienne
La sophrologie ne diminue pas les risques chirurgicaux et ne remplace ni l’anesthésie ni les traitements. Elle peut aider à préparer la manière dont la femme souhaite traverser certains moments, avec des outils suffisamment simples pour rester accessibles sous stress.
Apprivoiser l’environnement du bloc opératoire
Lorsque l’inconnu alimente l’anxiété, une visualisation progressive peut permettre de se représenter l’arrivée, les lumières, les voix, les appareils et la présence de l’équipe. Il ne s’agit pas d’inventer chaque détail, mais de relier cet environnement à des repères de sécurité : entendre les professionnels communiquer, sentir un contact soutenant, retrouver une respiration naturelle ou porter l’attention vers une voix connue.
Construire un ancrage court et disponible
Au bloc, une longue pratique guidée n’est pas toujours réaliste. Un mot, une image, un rythme respiratoire confortable ou la sensation d’un point d’appui peuvent servir d’ancrage. L’entraînement en amont rend ce repère plus familier, sans garantir qu’il supprimera la peur.
Préparer plusieurs possibilités
Une visualisation utile laisse de la place aux ajustements. Elle peut inclure la rencontre immédiate avec le bébé, mais également la possibilité que les soignants réalisent d’abord des vérifications ou des soins. La future mère prépare alors ce qui l’aiderait dans chacun de ces scénarios : recevoir des informations, entendre la voix de l’accompagnant, demander une nouvelle explication ou imaginer le bébé entouré et pris en charge.
Clarifier les besoins de communication
Certaines femmes veulent que l’équipe décrive chaque étape ; d’autres préfèrent être moins informées pendant l’intervention. Certaines souhaitent du calme, une musique si l’établissement l’autorise ou la voix de leur accompagnant. Préparer quelques phrases simples aide à exprimer ces besoins : « J’ai besoin que vous m’expliquiez ce qui va se passer », « Je préfère ne pas connaître les détails » ou « Je me sens nauséeuse ».
Accueillir les émotions sans imposer du positif
La préparation ne doit pas obliger la femme à se réjouir de la césarienne ou à transformer toute peur en confiance. Elle peut l’aider à nommer ce qu’elle ressent, à reconnaître ce qui est difficile et à mobiliser une ressource malgré l’incertitude. Une visualisation positive n’est pertinente que si elle respecte son histoire, son consentement et ce qui lui semble crédible.
Césarienne douce ou respectée de quoi parle-t-on
Les expressions « césarienne douce », « césarienne bienveillante » ou « césarienne respectée » sont parfois utilisées pour décrire des adaptations destinées à favoriser la participation des parents et la rencontre avec le bébé. Elles peuvent concerner, selon les établissements, la communication, la présence de l’accompagnant, la musique, la manière de découvrir le bébé ou la possibilité d’un contact précoce.
Ces termes ne correspondent pas à un protocole identique partout. Certaines adaptations restent soumises à l’organisation du bloc et à la sécurité de la mère et de l’enfant. Il est donc préférable de demander concrètement ce que la maternité propose plutôt que de supposer qu’une expression recouvre les mêmes pratiques dans tous les établissements.
Même lorsqu’une adaptation souhaitée n’est pas possible, la qualité de l’information, le consentement, le respect de l’intimité et la manière dont l’équipe communique participent pleinement au vécu de la naissance.
Que désigne une césarienne physiologique
L’expression « césarienne physiologique » est de plus en plus utilisée, mais elle ne désigne pas une technique unique ni une recommandation standardisée. Selon les équipes, elle peut décrire une césarienne centrée sur la famille, une naissance rendue plus visible grâce à un champ transparent, une sortie plus progressive du bébé, une participation respiratoire de la mère ou un contact précoce lorsque les conditions de sécurité le permettent.
Le mot « physiologique » ne signifie pas que l’intervention cesse d’être chirurgicale. Une césarienne implique toujours une anesthésie, une ouverture abdominale et utérine, une surveillance et la possibilité d’adapter rapidement le déroulement. Il est plus juste de parler d’éléments favorisant la participation maternelle et l’accueil du nouveau-né au sein d’une intervention médicalisée.
Des aménagements possibles mais jamais garantis
Certaines maternités développent des protocoles permettant aux parents de voir la naissance à travers un champ transparent, de participer davantage au moment où le bébé naît ou de favoriser le peau à peau. Le CHU de Toulouse décrit par exemple une procédure associant champ transparent et assistance maternelle lors de certaines césariennes programmées.
Ces possibilités dépendent de l’indication de la césarienne, de l’état de la mère et du bébé, des pratiques de l’établissement et de l’accord de l’équipe. Elles doivent être discutées en amont et peuvent être interrompues ou modifiées si la situation le nécessite. L’objectif n’est pas de créer une nouvelle norme de « bonne césarienne », mais d’explorer ce qui peut soutenir le vécu sans compromettre la sécurité.
Césarienne physiologique et césarienne extra-péritonéale ne sont pas synonymes
La césarienne extra-péritonéale correspond à une voie d’abord chirurgicale particulière qui évite l’ouverture du péritoine. Elle n’est pratiquée que par certaines équipes formées et dans des situations sélectionnées. Une césarienne dite physiologique ou participative peut, quant à elle, être proposée dans le cadre d’une césarienne classique. Il est donc important de demander à l’obstétricien quelle technique est réellement envisagée, plutôt que de se fier uniquement au vocabulaire employé.
Le Winner Flow dans certaines césariennes programmées
Le Winner Flow est un petit embout d’expiration à résistance réglable. Le fabricant le présente comme un dispositif médical de classe I pouvant être utilisé, seul ou dans le cadre d’une technique abdo-périnéo-expiratoire, pendant la préparation à la naissance, l’accouchement par voie basse et certaines césariennes.
Dans quelques protocoles de césarienne participative, la femme souffle dans l’embout au moment indiqué par l’équipe. L’expiration freinée sollicite les muscles abdominaux profonds et lui donne une action concrète pendant la naissance, tandis que l’obstétricien accompagne l’extraction. Pour certaines femmes, cette participation peut soutenir le sentiment d’être actrice et créer une continuité avec le travail respiratoire réalisé pendant la grossesse.
Un outil qui demande une préparation et un accord médical
Le Winner Flow ne doit pas être découvert seule le jour de l’intervention. Son réglage, son apprentissage et l’indication de son utilisation relèvent d’un professionnel formé, notamment une sage-femme ou un kinésithérapeute selon le contexte. Son emploi au bloc doit être prévu et validé par l’équipe obstétricale et anesthésique. Toutes les maternités ne le proposent pas et toutes les situations ne permettent pas de l’utiliser.
La femme ne doit jamais souffler contre une résistance de sa propre initiative pendant l’intervention. Elle suit les indications de l’équipe et cesse immédiatement si on le lui demande, si elle est inconfortable ou si la situation change. Le dispositif ne remplace ni la respiration spontanée, ni la communication avec l’anesthésiste, ni les gestes médicaux.
Des données encore limitées pour la césarienne
Des travaux et retours d’expérience s’intéressent au Winner Flow pendant la préparation à la naissance et l’accouchement. Les données publiées spécifiquement sur son utilisation au cours d’une césarienne restent toutefois limitées. Il serait donc excessif d’affirmer qu’il diminue la douleur, les complications, la durée de récupération ou le risque de traumatisme.
Son intérêt doit être présenté pour ce qu’il est aujourd’hui : une possibilité de participation respiratoire dans certains protocoles, et non une condition pour vivre positivement sa césarienne. Une femme qui ne souhaite pas ou ne peut pas l’utiliser reste pleinement actrice de sa naissance.
Comment l’articuler avec la sophrologie
La sophrologie peut aider la femme à se familiariser avec une expiration calme, à repérer les tensions inutiles et à associer le souffle à un ancrage. Si le Winner Flow fait partie du protocole prévu par la maternité, une visualisation peut intégrer le moment où l’équipe invite à l’utiliser, tout en préparant la possibilité qu’il ne soit finalement pas employé.
Le sophrologue ne prescrit pas le dispositif, n’en choisit pas le réglage et n’enseigne pas une technique obstétricale s’il n’est pas professionnellement habilité et formé à cette pratique. Son rôle consiste à accompagner le vécu et la préparation mentale, en coordination avec les professionnels de santé qui encadrent l’utilisation de l’outil.
Le rôle possible de la personne accompagnante
Lorsque sa présence est autorisée, l’accompagnant peut devenir un repère précieux. Son rôle peut être préparé en amont : rester à proximité, rappeler un ancrage, respirer naturellement avec la mère, transmettre une demande ou donner des nouvelles du bébé lorsque l’équipe l’y autorise.
L’accompagnant n’a pas à conduire une séance complète ni à surveiller le déroulement médical. Quelques gestes ou mots convenus suffisent. Il peut aussi avoir ses propres émotions ; clarifier son rôle évite qu’il se sente responsable de maintenir la future mère parfaitement calme.
Une proposition de préparation sophrologique en cinq étapes
Le nombre de séances dépend du terme, du temps disponible et de la demande. Cette progression illustre une logique possible ; elle n’est pas un protocole universel.
- Comprendre la demande : identifier les peurs, les expériences antérieures, les informations déjà reçues et les ressources de la femme.
- Créer des repères corporels confortables : respiration naturelle, relâchement de zones accessibles et recherche de positions compatibles avec la grossesse et les consignes médicales.
- Préparer l’environnement : visualisation souple des étapes connues, familiarisation avec les sons et construction d’un ancrage court.
- Préparer la rencontre et les alternatives : imaginer plusieurs déroulements possibles, préciser les souhaits de communication et intégrer le rôle de l’accompagnant.
- Préparer l’après : retour en chambre, demande d’aide, récupération, premiers contacts avec le bébé et accueil du vécu émotionnel après la naissance.
À chaque étape, le sophrologue vérifie ce que la pratique provoque. Il modifie ou interrompt une proposition qui augmente la détresse, respecte le refus de visualiser et oriente lorsqu’un vécu traumatique ou une anxiété sévère dépasse son champ de compétences.
Le jour de la césarienne utiliser des outils très simples
Le jour prévu, l’attention est sollicitée par les informations, les vérifications et l’attente. Les outils les plus utiles sont souvent les plus courts : sentir le contact du dos ou des mains, relâcher la mâchoire, observer l’expiration sans la forcer, répéter un mot choisi ou regarder un point précis.
La respiration ne doit pas devenir une performance. Chercher à inspirer très profondément ou à contrôler chaque souffle peut accentuer l’inconfort chez certaines personnes. Une respiration naturelle, souple et adaptée au moment suffit. Les consignes de l’équipe et les besoins médicaux restent toujours prioritaires.
La sophrologie ne doit jamais conduire à supporter silencieusement une douleur ou un malaise. Parler à l’anesthésiste fait partie de la préparation : demander de l’aide est une ressource, non un échec de la technique.
Préparer également les premières heures et le retour en chambre
La naissance ne s’arrête pas à la sortie du bloc. Après une césarienne, la mère bénéficie d’une surveillance, d’un traitement de la douleur et d’un accompagnement pour la mobilisation. Elle peut avoir besoin d’aide pour se tourner, se lever, prendre son bébé ou trouver une position confortable pour l’alimentation.
La sophrologie peut soutenir des temps courts de repos, l’appropriation progressive du corps et l’expression des besoins. Elle ne doit pas encourager à dépasser la douleur ou à accélérer la récupération. Le premier lever, les soins de la cicatrice, les médicaments et la reprise des activités suivent les recommandations de l’équipe médicale.
Sur le plan émotionnel, certaines femmes ressentent immédiatement du soulagement ou de la joie. D’autres ont besoin de temps pour intégrer la naissance. Des images intrusives, une détresse durable, un sentiment de déconnexion, une anxiété envahissante ou des symptômes dépressifs justifient d’en parler rapidement à une sage-femme, un médecin ou un professionnel de santé mentale formé à la périnatalité.
Ce qu’il vaut mieux éviter dans une préparation
- Promettre une césarienne calme, sans peur, sans douleur ou parfaitement conforme au projet.
- Présenter la détente comme une condition pour que l’intervention se passe bien.
- Visualiser uniquement le scénario idéal sans préparer les ajustements possibles.
- Donner des consignes médicales sur le jeûne, les traitements, la cicatrice ou la reprise d’activité à la place de la maternité.
- Imposer une attention sur le ventre ou la cicatrice lorsque cette zone est difficile à ressentir.
- Minimiser une déception en répétant que « seul compte un bébé en bonne santé ».
- Présenter la césarienne physiologique ou le Winner Flow comme une garantie de naissance naturelle, plus facile ou sans traumatisme.
Une préparation respectueuse reconnaît à la fois l’importance de la sécurité médicale et celle du vécu maternel. Les deux ne s’opposent pas.
La formation des sophrologues en périnatalité
Pour accompagner une césarienne programmée, le sophrologue a besoin de connaître les grandes étapes de l’intervention, la place de chaque professionnel et les adaptations possibles, sans sortir de son rôle. Il doit aussi savoir construire une visualisation souple, prendre en compte les antécédents obstétricaux et psychotraumatiques et repérer les situations nécessitant une orientation.
La formation Accompagnement sophrologique des femmes durant leur grossesse, l’accouchement et le post-partum relie ces connaissances aux pratiques, aux études de cas et à la construction de protocoles personnalisés. Elle aborde plusieurs scénarios de naissance, dont la césarienne, ainsi que le vécu postnatal et les limites du champ professionnel.
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Questions fréquentes sur la préparation à une césarienne
Peut-on faire de la sophrologie pendant une césarienne
Oui, des repères très courts peuvent parfois être utilisés : respiration naturelle, relâchement, ancrage ou focalisation. Ils doivent rester compatibles avec les consignes de l’équipe et ne remplacent jamais l’anesthésie. Toute douleur ou sensation inquiétante doit être signalée.
La sophrologie permet-elle de ne pas avoir peur
Elle ne garantit pas l’absence de peur. Elle peut aider à comprendre ce qui l’alimente, à apprivoiser certaines étapes et à disposer de ressources lorsque l’émotion apparaît. Une peur intense ou liée à un traumatisme peut nécessiter un accompagnement psychologique spécifique.
Peut-on préparer une césarienne comme un accouchement par voie basse
Certains objectifs se rejoignent, comme la préparation à l’environnement, la gestion du stress et la rencontre avec le bébé. Les étapes, les sensations, les contraintes médicales et la récupération sont toutefois différentes. La pratique doit donc être adaptée au scénario prévu.
Le peau à peau est-il possible après une césarienne
Il peut être proposé lorsque l’état de la mère et du bébé le permet et lorsque l’organisation de la maternité le prévoit. Cette possibilité doit être discutée avec l’équipe. Si un contact immédiat n’est pas possible, cela ne préjuge ni du lien avec le bébé ni de la qualité de la relation future.
Le Winner Flow est-il indispensable pour une césarienne physiologique
Non. Certaines équipes l’utilisent pour soutenir une participation respiratoire maternelle, mais de nombreuses césariennes centrées sur la famille sont réalisées sans cet outil. Son emploi doit être appris avec un professionnel formé et accepté par l’équipe qui réalise l’intervention.
Que mettre dans un projet de naissance pour une césarienne
Le document peut préciser les priorités de communication, la place souhaitée de l’accompagnant, les préférences concernant les explications, la musique si elle est autorisée et les premiers contacts avec le bébé. Il reste un support de dialogue soumis à la situation médicale et aux possibilités de l’établissement.
Combien de séances de sophrologie prévoir
Il n’existe pas de nombre obligatoire. Quelques séances peuvent suffire pour cibler une peur et entraîner des repères simples ; un vécu antérieur difficile peut demander davantage de temps ou un autre accompagnement. Le programme se construit selon la demande, le terme et les besoins de la femme.
Quand demander une aide psychologique
Une anxiété très intense, des attaques de panique, un traumatisme obstétrical antérieur, des souvenirs envahissants ou une détresse qui perturbe fortement le quotidien méritent une évaluation par un professionnel de santé mentale. La sophrologie peut éventuellement compléter ce suivi, sans s’y substituer.
Préparer une naissance possible plutôt qu’une naissance parfaite
La césarienne programmée offre un temps pour comprendre, poser des questions et préparer des ressources. Ce temps n’efface pas l’incertitude propre à toute naissance. Une préparation mentale ajustée ne promet pas un bloc sans peur ni une rencontre immédiate ; elle aide la femme à se sentir davantage actrice, informée et soutenue dans les possibilités qui existent réellement.
La sophrologie peut participer à cette préparation lorsqu’elle respecte le cadre médical, la singularité de la femme et la liberté de ne pas réussir à se détendre. Respirer, demander une explication, signaler un malaise, s’appuyer sur une voix ou accueillir une émotion sont autant de façons de mobiliser ses ressources.
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À propos de l’autrice
Camille Carrel est ancienne sage-femme diplômée d’État, sophrologue, psycho-praticienne et formatrice spécialisée en santé féminine, périnatalité, fertilité et problématiques gynécologiques. Elle a créé l’Institut de Sophrologie en Santé Féminine afin de transmettre aux sophrologues des connaissances accessibles, une posture éthique et des outils directement mobilisables en cabinet.
Sources de référence
CNGOF – Fiche d’information des patientes sur la césarienne programmée
NICE – Recommandations sur la naissance par césarienne
NHS – Déroulement général d’une césarienne
Royal College of Obstetricians and Gynaecologists – Considering a caesarean birth
CHU de Toulouse – Une nouvelle façon de vivre sa césarienne programmée

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