
Vaginisme : un accompagnement pour retrouver confiance en son corps et dans sa sexualité
Ancienne sage-femme et psycho-praticienne spécialisée en santé féminine et sexuelle, j’accompagne les femmes souffrant de vaginisme, de peur de la pénétration ou de douleurs sexuelles.
Mon approche associe, selon vos besoins, accompagnement psychothérapeutique, sophrologie, hypnose clinique thérapeutique et EMDR, dans le respect de votre rythme, de votre histoire et de vos limites.
Consultations au cabinet à Grenoble ou en visioconférence partout en France.
Quand la pénétration devient difficile, douloureuse ou impossible
Vous aimeriez pouvoir avoir un rapport avec pénétration, mais votre corps semble se fermer malgré vous ?
Vous ressentez une appréhension importante avant même d’essayer ?
La pénétration est impossible, difficile ou douloureuse ? Vous avez peut-être également des difficultés à introduire un tampon, une cup, un doigt ou à vivre sereinement certains examens gynécologiques.
Le vaginisme peut prendre des formes très différentes.
Chez certaines femmes, la pénétration n’a jamais été possible. Chez d’autres, elle l’a été pendant plusieurs années avant de devenir progressivement difficile ou impossible. Et surtout : ce n’est pas une question de volonté.
Le corps peut développer une véritable réponse de protection face à une situation qu’il anticipe comme menaçante ou douloureuse. Vouloir consciemment se détendre ne suffit alors pas toujours à empêcher cette réaction.
Qu’est ce que le vaginisme ?
Le vaginisme correspond à une contraction involontaire des muscles entourant l’entrée du vagin lorsqu’une pénétration est envisagée ou tentée. Cette réaction peut rendre la pénétration difficile, douloureuse ou impossible.
Elle peut concerner les rapports sexuels, mais également certaines situations comme l’introduction d’un tampon, d’une protection menstruelle interne, d’un doigt ou la réalisation d’un examen gynécologique.
On distingue généralement :
Le vaginisme primaire, lorsque les difficultés sont présentes depuis les premières tentatives de pénétration.
Le vaginisme secondaire, lorsqu’elles apparaissent après une période durant laquelle la pénétration était possible.
Mais derrière ces termes se trouvent surtout des histoires très différentes. C’est pourquoi l’accompagnement ne peut pas se résumer à l’application d’un protocole identique pour toutes les femmes.
« Pourtant, j’en ai envie… »
C’est l’une des incompréhensions que je rencontre régulièrement.
Vous pouvez aimer votre partenaire.
Vous pouvez éprouver du désir.
Vous pouvez ressentir de l’excitation et du plaisir.
Vous pouvez avoir profondément envie que cette difficulté évolue…
… et constater malgré tout que votre corps se contracte.
Le vaginisme n’est pas un refus conscient de la pénétration.
Avec le temps, une véritable boucle peut parfois s’installer : anticipation → peur de la douleur ou de l’échec → tension corporelle → tentative difficile ou douloureuse → renforcement de l’appréhension lors de la tentative suivante.
Progressivement, le cerveau et le corps peuvent apprendre à anticiper la pénétration comme une situation potentiellement menaçante.
L’un des axes de l’accompagnement consiste alors à travailler progressivement dans le sens inverse : retrouver de la sécurité, de la confiance et une autre expérience de son propre corps.
Mon approche de l’accompagnement du vaginisme
Mon parcours me permet d’aborder le vaginisme avec un regard à la fois psychologique, corporel et profondément ancré dans la santé féminine. Avant de devenir psycho-praticienne, j’ai exercé comme sage-femme.
Cette première expérience professionnelle nourrit aujourd’hui ma compréhension de l’anatomie féminine, de la gynécologie, de la sexualité, du rapport au corps et des différentes expériences médicales, gynécologiques ou obstétricales qui peuvent jalonner la vie d’une femme.
Je me suis ensuite formée à différentes approches thérapeutiques et psychocorporelles, notamment la sophrologie, l’hypnose clinique thérapeutique et l’EMDR.
Je ne propose ni méthode miracle ni promesse de « guérison en quelques séances ». Je cherche avant tout à comprendre votre vaginisme, votre histoire et ce qui entretient aujourd’hui vos difficultés, afin de construire un accompagnement adapté.
Comprendre avant de vouloir changer
La première étape consiste généralement à comprendre ce qui se passe.
Nous pouvons notamment explorer :
– l’histoire de vos difficultés ;
– les situations actuellement possibles, difficiles ou impossibles ;
– la présence éventuelle de douleurs ;
– la peur ou l’anticipation de la douleur ;
– votre rapport à votre corps et à votre intimité ;
– votre histoire gynécologique et obstétricale ;
– votre vécu de la sexualité ;
– les éventuelles expériences difficiles ou traumatiques ;
– la place du couple et du ou de la partenaire ;
– vos stratégies d’évitement ;
– et surtout ce que vous souhaitez, vous, voir évoluer.
Il ne s’agit pas de rechercher à tout prix « la cause » unique du vaginisme. L’objectif est plutôt de comprendre progressivement les différents mécanismes qui peuvent participer à son maintien aujourd’hui.
Un accompagnement progressif, sans forcer le corps
Dans le vaginisme, vouloir aller trop vite peut parfois renforcer précisément ce que l’on cherche à apaiser.
Mon approche ne consiste donc pas à vous demander de multiplier les tentatives de pénétration jusqu’à ce que « ça passe ». Nous cherchons au contraire à créer progressivement de nouvelles expériences corporelles associées à davantage de sécurité, de contrôle, de confiance et de liberté.
Selon votre situation, plusieurs axes peuvent être travaillés.
Comprendre les mécanismes du vaginisme
Mettre des mots sur ce que fait le corps permet déjà souvent de porter un autre regard sur ses réactions.
L’objectif est de sortir progressivement de l’idée d’un corps qui « ne fonctionne pas » ou qui « refuse d’obéir », pour comprendre la logique de protection qui peut être à l’œuvre.
Diminuer l’anticipation et l’anxiété
Lorsque la pénétration est devenue synonyme de peur, de douleur ou d’échec, l’anticipation peut parfois suffire à déclencher une réaction corporelle. La sophrologie, l’hypnose et différents outils thérapeutiques peuvent permettre de travailler sur cette anticipation et d’apprendre à mobiliser progressivement d’autres ressources.
Retrouver confiance dans son corps
Il ne s’agit pas uniquement d’apprendre à « détendre son périnée ». Le travail peut également porter sur les sensations corporelles, la capacité à identifier ses limites, le sentiment de contrôle, la sécurité et la possibilité de retrouver progressivement des expériences corporelles agréables.
Travailler sur certaines expériences difficiles
Une expérience sexuelle, gynécologique, médicale ou obstétricale peut parfois avoir laissé une empreinte émotionnelle importante. Lorsque cela est pertinent dans votre histoire, l’EMDR ou l’hypnose peuvent notamment être utilisés afin de travailler autour de certaines expériences ou associations émotionnelles.
Sortir d’une sexualité centrée sur la réussite de la pénétration
À force d’essais, d’échecs et d’appréhension, la sexualité peut progressivement s’organiser autour d’une seule question : « Est-ce que cette fois-ci, ça va fonctionner ? » La sexualité devient alors parfois un test.
Nous pouvons travailler à lui redonner progressivement une place plus large : sensations, plaisir, désir, intimité, curiosité, communication, limites, sécurité…
La pénétration n’est pas la mesure de la réussite d’une sexualité.
Sophrologie, hypnose et EMDR : des outils adaptés à votre histoire
Je ne propose pas une technique unique à toutes les femmes.
Ces différents outils sont utilisés lorsque je les estime pertinents au regard de votre situation et toujours dans le cadre d’un accompagnement individualisé.

La sophrologie
Elle peut notamment permettre de travailler sur la conscience corporelle, la respiration, le relâchement, l’identification des tensions et la capacité à retrouver volontairement certaines sensations de sécurité ou d’apaisement. L’objectif est progressivement de ne plus savoir se détendre uniquement lorsque tout va bien, mais de pouvoir mobiliser certaines ressources lorsque l’appréhension commence à apparaître.

L’hypnose clinique thérapeutique
L’hypnose peut permettre de travailler autrement avec les sensations, les représentations, certaines peurs ou certains automatismes.
Elle offre également un espace intéressant pour explorer le rapport au corps, à la sécurité et à l’intimité.

L’EMDR
Lorsque certaines expériences passées continuent à provoquer une forte réaction émotionnelle ou corporelle, l’EMDR peut être pertinent.
Il peut notamment être envisagé lorsque le vaginisme s’inscrit dans une histoire comprenant certaines expériences vécues comme traumatiques ou particulièrement difficiles.
Le choix de ces outils dépend toujours de votre histoire et de votre situation.
Et les dilatateurs vaginaux ?
Les dilatateurs peuvent être utiles dans certains parcours, mais ils ne constituent ni une obligation ni une solution universelle au vaginisme. Ils peuvent permettre une progression graduelle lorsqu’ils sont utilisés dans de bonnes conditions, mais ils ne devraient jamais devenir une nouvelle épreuve à réussir.
La question n’est donc pas uniquement : « Quelle taille suis-je capable d’insérer ? » mais aussi : « Que se passe-t-il dans mon corps lorsque je le fais ? »
Peur ? Crispation ? Hypervigilance ? Neutralité ? Sentiment de contrôle ? Confiance ? Sensations agréables ?
L’objectif reste de construire progressivement un rapport différent au corps et à la pénétration, plutôt que de transformer les exercices en performance.
Lorsque leur utilisation est indiquée, elle peut également être accompagnée par les professionnels de santé qui interviennent dans votre prise en charge.
Une prise en charge qui peut être pluridisciplinaire
L’accompagnement psychothérapeutique et psychocorporel ne remplace pas une évaluation médicale.
En présence de douleurs, notamment, il est important qu’un professionnel de santé puisse rechercher d’éventuelles causes physiques et poser les diagnostics nécessaires.
Selon votre situation, votre parcours peut donc associer plusieurs professionnels : médecin, gynécologue, sage-femme, kinésithérapeute spécialisé en pelvi-périnéologie, professionnel spécialisé en santé sexuelle…
Je considère cette complémentarité comme une richesse, et j’ai sélectionné dans mon réseau des professionnels spécialisés et qualifiés.
L’objectif n’est pas que chaque professionnel fasse « tout », mais que chacun intervienne dans son champ de compétences autour d’un objectif commun : vous permettre de retrouver davantage de confort et de liberté.
« Et si je souffre également de vulvodynie ?»
Vaginisme et vulvodynie sont deux problématiques différentes, mais elles peuvent parfois coexister.
Lorsque le corps a réellement vécu de la douleur, il est particulièrement compréhensible qu’il commence à anticiper la possibilité qu’elle revienne.
La douleur peut entraîner de l’appréhension ; l’appréhension peut augmenter la vigilance corporelle et les tensions ; et toute nouvelle expérience douloureuse peut renforcer l’anticipation suivante.
Dans cette situation, il est particulièrement important de ne pas résumer la problématique à l’anxiété ou au psychologique.
La vulvodynie nécessite une prise en charge adaptée et l’accompagnement psychocorporel intervient en complément du parcours médical, notamment sur le vécu de la douleur, l’anticipation, l’hypervigilance, le rapport au corps et la sexualité.
Et la place du couple ?
Le vaginisme ne concerne pas uniquement la pénétration.
Au fil du temps peuvent apparaître de la culpabilité, de la frustration, une peur de décevoir, une diminution des moments d’intimité ou au contraire une pression croissante autour des rapports. Certaines femmes finissent même par éviter les gestes tendres par crainte qu’ils conduisent nécessairement à une tentative de pénétration.
Nous pouvons donc également travailler autour de la communication, de l’intimité, des limites et de la place prise par le vaginisme dans le couple.Le ou la partenaire n’a cependant pas besoin d’être présent(e) aux séances : l’accompagnement reste avant tout votre espace.
Quel objectif pour l’accompagnement ?
Il n’existe pas d’objectif universel.
Pour une femme, il pourra s’agir de pouvoir avoir un rapport avec pénétration.
Pour une autre, de pouvoir vivre un examen gynécologique plus sereinement.
Pour une autre encore, d’utiliser un tampon, d’avancer dans un projet de grossesse, de retrouver une sexualité plus épanouissante ou simplement de ne plus ressentir cette peur à chaque fois que la question de la pénétration apparaît.
Votre objectif vous appartient.
Je ne considère pas la pénétration comme une obligation ni comme la validation d’une sexualité « réussie ».
Mon rôle est de vous aider à avancer vers davantage de confort, de sécurité, de choix et d’épanouissement, selon ce qui compte pour vous.
Consulter pour un vaginisme depuis toute la France
Il n’est pas nécessaire d’habiter Grenoble pour être accompagnée. Je propose des consultations :
Au cabinet à Grenoble ou En visioconférence partout en France.
L’accompagnement peut être réalisé à distance : entretiens thérapeutiques, sophrologie, hypnose et, selon les situations, certains axes de travail en EMDR.
La visioconférence permet ainsi de bénéficier d’un accompagnement spécialisé sans avoir à trouver nécessairement une praticienne à proximité de son domicile.
Qui suis-je pour vous accompagner ?
Camille Carrel – psycho-praticienne en TCC, ancienne sage-femme
J’accompagne aujourd’hui les femmes autour de problématiques psychologiques, gynécologiques, sexuelles et périnatales.
Mon parcours initial de sage-femme puis mes formations en psychothérapie et approches psychocorporelles m’ont progressivement conduite à développer une pratique particulièrement orientée vers la santé féminine et sexuelle.
J’utilise notamment la sophrologie, l’hypnose clinique thérapeutique et l’EMDR afin de construire des accompagnements adaptés à l’histoire et aux besoins de chaque femme.
L’accompagnement du vaginisme, des vulvodynies et des douleurs sexuelles constitue aujourd’hui l’un des axes spécifiques de ma pratique.

FAQ – Vaginisme
Peut-on sortir du vaginisme ?
Le vaginisme peut évoluer favorablement et de nombreuses femmes constatent une amélioration de leur confort, de leur rapport au corps ou de leur sexualité. Il n’existe cependant ni méthode miracle ni délai valable pour toutes les femmes. L’accompagnement dépend de l’histoire, des difficultés rencontrées et des objectifs de chacune.
Combien de séances faut-il ?
Il n’existe pas de nombre de séances prédéfini. L’ancienneté du vaginisme, la présence éventuelle de douleurs, les expériences antérieures, l’intensité de l’appréhension et les objectifs poursuivis peuvent notamment influencer le parcours. Nous faisons régulièrement le point afin d’adapter l’accompagnement à votre évolution.
Le vaginisme est-il « dans la tête » ?
Non. La réaction corporelle est réelle et involontaire. Des dimensions corporelles, émotionnelles, psychologiques, relationnelles et médicales peuvent cependant interagir. C’est précisément pour cette raison qu’une approche globale et parfois pluridisciplinaire est intéressante.
Vais-je devoir parler de ma sexualité en détail ?
Seulement lorsque certaines informations sont utiles à votre accompagnement et dans la mesure où vous êtes à l’aise pour les partager. Vous restez toujours libre de ce que vous souhaitez aborder.
Est-ce que des exercices de pénétration sont réalisés pendant les séances ?
Non. Aucun exercice impliquant une pénétration n’est réalisé pendant mes consultations. Certaines pistes de travail corporel peuvent éventuellement être proposées entre les séances selon votre situation, toujours progressivement et dans le respect de vos limites.
Puis-je consulter si je n’ai jamais réussi à avoir de pénétration ?
Oui. Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir déjà réussi une pénétration pour commencer un accompagnement. Nous partons simplement de votre situation actuelle et de vos propres objectifs.
Mon ou ma partenaire doit-il participer ?
Non. La place du couple peut être abordée lorsque cela est pertinent, mais les séances restent avant tout votre espace thérapeutique.
Puis-je être accompagnée entièrement en visioconférence ?
Oui. Je propose des accompagnements en visioconférence aux femmes résidant partout en France. Lorsque la situation nécessite parallèlement une prise en charge physique ou médicale, celle-ci est réalisée auprès des professionnels de santé appropriés.
Vous souhaitez être accompagnée ?
Si le vaginisme occupe aujourd’hui trop de place dans votre vie, votre rapport à votre corps, votre couple ou votre sexualité, vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir trouvé seule la manière de « débloquer » la situation pour consulter.
Nous partirons de là où vous en êtes aujourd’hui. Sans objectif imposé. Sans forcer votre corps. Et à votre rythme.
Camille Carrel
Psycho-praticienne en TCC – ancienne sage-femme
Sophrologie • Hypnose clinique thérapeutique • EMDR
Consultations au cabinet à Grenoble et en visioconférence partout en France
Séance individuelle : 1 h 30 – 90 €